Président de la Cave Les Hauts de Montrouge à Nogaro et du Comité du floc de Gascogne, il a pris la tête du Bureau national interprofessionnel de l’armagnac. Avec de beaux projets…

Ce 1er juillet, lors de l’assemblée générale à Éauze, Patrick Farbos a été élu pour trois ans à la présidence du très efficace BNIA, regroupant l’ensemble des professionnels de la filière. Il prend le relais de Marc Darroze, négociant à Roquefort dans les Landes.


Le Bureau national interprofessionnel de l’armagnac agit dans plusieurs domaines : assistance technique et pratique, études et recherches sur la production et commercialisation des eaux-de-vie d’Armagnac, rassemblement des données économiques et statistiques, ce sont également eux qui vérifient la qualité des eaux-de-vie pour respecter les règles de l’AOC.

Ils assurent également la promotion de l’Armagnac et pilotent les actions confiées par leurs ministères de tutelle, celui de l’Agriculture d’un côté et des Finances de l’autre. La production de l’eau-de-vie gasconne a passé la barre des 19 hectolitres d’alcool pur, ce qui correspond à quelque 6 millions de bouteilles de 70 cl.


Le BNIA, qui recense 300 exploitants, exporte 52% de la production, notamment vers les États-Unis, la Chine, la Russie et la Grande-Bretagne. Pour Olivier Goujon, directeur du BNIA, « l’armagnac est un produit de niche par rapport au cognac (produit en volume plus important). De plus, dans l’armagnac, la production est très dispersée : 56 producteurs totalisent seulement 58% de la production, tandis que, dans le cognac, 4 producteurs font 98% de la production ».


Pour le nouveau président et le directeur du BNIA, « le plus important est de faire mieux connaître les produits de l’armagnac tant dans la région, qu’en France et à l’étranger. L’armagnac n’a pas encore trouvé sa place dans tous les rayons de boissons des commerçants du Sud-Ouest. Bien qu’il y ait de progrès depuis quelques années, quand on ne trouvait pas d’armagnac à l’aéroport de Blagnac…Il faut que l’armagnac entre totalement dans le tissu économique du Sud-Ouest ».


Des chantiers particulièrement importants…

Depuis 2018, l’interprofession s’attache à mieux connaître l’alambic armagnacais pour pouvoir l’améliorer. L’objectif est de créer un alambic pilote à des fins d’étude et de formation, et de permettre ainsi une meilleure transmission des savoir-faire. C’est d’ailleurs Patrick Farbos qui était le patron de la commission technique chargée de ce dossier.

Le deuxième chantier s’attache à dévoiler les secrets du baco blanc, cépage de base des vins destinés à la distillation. C’est sa résistance aux maladies qui est au cœur des recherches. On sait que les autres cépages utilisés pour l’armagnac sont la folle blanche, l’ugni blanc et le colombard.


Parallèlement, avec notamment le soutien de la Région Occitanie, le BNIA a commandé un vidéo-reportage qui sera projeté pendant 6 mois sur tous les longs courriers d’Air France, en français et en anglais. Ce reportage de 3 minutes sera intégré dans l’émission « World on board » de 26 minutes contenant 7 reportages sur l’actualité économique, touristique et culturelle de la France. 8 millions de passagers vont être ainsi touchés.

 


Article réalisé avec le Journal du Gers et Roland Houdaille

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