La Cave de Nogaro va de l’avant

Publié dans le Journal du Gers le 03/04/16

Patrick Farbos, président de la Cave coopérative Les Hauts de Montrouge et Élodie Jasiak, chef du service de communication, ont reçu Le Journal du Gers le 30 mars. Pour que ce dernier explique au public les orientations de la Cave dans cette période importante et incertaine où se constitue la grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Pour la Cave, le partenariat avec Grands Chais de France (GCF(1), institué en 2013, représente un tournant majeur et durable. Cette année-là, Patrick Farbos constate « la mévente de nos vins avec un prix très peu rémunérateur ». Les cuves étaient encore pleines à la Cave et la date des vendanges approchait. GCF a acheté tout le vin restant dans les cuves, faisant ainsi de la place pour le vin nouveau. Depuis lors, GCF achète tout le vin en vrac de la Cave, soit, pour 2015, 71 000 hl sur une production totale de 92 000 hl.

Un partenariat gagnant-gagnant

Mais alors, est-ce GCF impose à la Cave de lui vendre toujours le même volume de vin, ce qui pourrait l’empêcher de vendre plus de vin en bouteilles, dont le prix est plus rémunérateur ? Et bien non, la Cave reste maîtresse de sa politique de vente de bouteilles.

D’autres raisons plaident en faveur de ce partenariat. Les deux entités ont des opérations et des projets communs. Par exemple, la Cave fait des assemblages de vins qu’elle n’a pas produits, pour le compte de GCF et GCF en est très satisfait. De simples mises en bouteilles ont lieu également à la Cave pour GCF.

Pour Patrick Farbos, ce partenariat avec un géant de la production et de la commercialisation du vin apporte aux adhérents de la Cave une sécurité très appréciable. Car le vin est retiré régulièrement des cuves de Nogaro et les règlements sont tout aussi réguliers. Un échéancier financier mensuel « permet de gérer aisément notre trésorerie ». Les 60 adhérents et les 25 employés peuvent donc avoir des revenus réguliers : un paradoxe pour la profession de vigneron, sujette, comme les autres branches de l’agriculture, aux aléas de la nature.

Quelques chiffres

En 2014-2015, la Cave a fait un chiffre d’affaires de 8,4 millions d’euros avec un résultat net de 68 000 euros et des capitaux propres de 5,9 millions. Elle prévoit 9,5 millions d’euros pour 2015-2016, car les conditions climatiques ont été favorables. Cette croissance est continue depuis la signature du contrat de partenariat avec GCF en 2012 : le chiffre d’affaires du vin en vrac, qui s’établissait à 2,9 millions en 2010-2011 s’élèvera en 2015-2016 à 5,7 millions, soit 97 % d’augmentation. Et le revenu des vignerons adhérents suit : depuis 2009, il a augmenté de 33 %.

Sur les 92 000 hl de vin produits, 87 000 sont issus de cépages de vin blanc. Et dans ce vin blanc prédomine le colombard (55%), puis viennent l’ugni blanc (13%), le sauvignon et le gros manseng (chacun 12%), le chardonnay (7%) et le petit manseng (0,25%).

Ces succès ne sont pas dus au hasard. En témoignent les médailles reçues chaque année. Ainsi, en 2016 : une médaille d’or pour le blanc sec Les Hauts de Montrouge de la nouvelle grande région, les 2 médailles d’or au Concours agricole de Paris pour le Domaine de Touch et le Domaine de Touja, ainsi qu’une médaille de bronze pour le colombard-chardonnay « Domaine de Touch ».

Ainsi la Cave de Nogaro avance-t-elle en coopération avec tous ses partenaires, que sont, outre GCF pour le vin, la commune de Nogaro, son célèbre circuit Paul-Armagnac et l’ONG VIa Sahel..

(1) Basé à Petersbach (Bas-Rhin), GCF vend 2 millions de bouteilles par jour, dont 74 % à l’export. C’est le premier vinificateur privé de France. Il s’appuie sur un partenariat avec des caves coopératives et des producteurs. Son autre atout est une logistique très puissante. Il vend des vins blancs – comme ceux de la Cave de Nogaro – sous sa marque « Jean-Pierre Chenet.

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